Une lettre de Kyiv – Les Braves Gars, par Kateryna Ziborova

Dépêches de la ligne de front transmises par une écrivaine et mère de famille, alors qu’elle s’est mise à l’abri et que les missiles russes explosent au-dessus de sa tête.

 

 

Kateryna Ziborova est écrivaine et auteur professionnel, elle vit à Kyiv avec sa fille de 5 ans. Elle nous a envoyé ceci sur son téléphone portable alors que toutes deux se sont mises à l’abri des frappes de missiles russes sur sa maison. Elle est en colère. Bien que nous, Occidentaux, suivions avec horreur les événements quotidiens en Ukraine, la plupart d’entre nous n’ont aucune idée du stress personnel et de la peur que la population vit minute par minute, à chaque heure, alors qu’à tout moment sa vie peut prendre fin ou que ses proches, sa famille ou ses amis peuvent être capturés, blessés ou tués.
Nous parlons du genre « humour noir » que nos deux nations ont tendance à utiliser dans les moments de stress et elle dit que « c’est la seule façon de faire face au chagrin et de rester soi-même. Sinon, la seule chose qui reste est s’asseoir et pleurer, mais bon sang ils ne me feront pas pleurer ! »

Cette dépêche intégrale témoigne des frustrations compréhensibles d’une jeune épouse et mère ukrainienne à l’égard d’un envahisseur brutal et méprisé qui tente de les tuer, elle, son enfant, son mari et sa nation chaque jour, et c’est pourquoi nous publions ses paroles sans justification.

Il s’agit d’événements réels concernant des personnes qu’elle connaît et dont nous pouvons tous admirer le courage et la conviction.

Ian Reed, 10 octobre 2022

Note: nous n'utilisons pas l'orthographe russe Kiev.  nous utilisons l'orthographe ukrainienne : Kyiv.

 

 

Histoires sur les Braves Gars par Kateryna Ziborova

10 octobre 2022

 

J’écris ces lignes assise avec ma fille de 5 ans sur le sol de l’entrée pendant un raid aérien. Le fait qu’il s’agisse de l’entrée, c’est parce que c’est l’endroit le plus sûr de notre appartement pendant le bombardement – il y a une solide dalle de béton au-dessus et deux murs qui nous séparent de la rue, et aucune fenêtre, aucune vitre ou aucun carreau de céramique à proximité. Retenez ce conseil, il pourrait vous sauver la vie – mais je me laisse distraire……

Nous entendons des explosions qui font trembler le verre des fenêtres et les murs de la maison semblent bourdonner. C’est la russie qui bombarde une centrale thermique dans une paisible ville ukrainienne. Nous sommes presque calmes car nous nous sommes habitués à avoir peur du bruit des roquettes depuis février.

 

           

Kyiv, capitale de l’Ukraine, multiples attaques de missiles sur des zones civiles – 10 octobre 2022.

 

 

Ma fille chante et récite des comptines qu’ils ont apprises au jardin d’enfants. Oui, dans les jardins d’enfants ukrainiens qui ont survécu, on apprend aux enfants des comptines faciles pour que, pendant les raids aériens, ils ne se concentrent pas sur les sirènes hurlantes, mais pensent à quelque chose d’amusant. Seuls les jardins d’enfants qu’on a pu équiper d’abris anti-bombes fonctionnent. Chaque enfant est muni d’un sac à dos avec un pull chaud, une petite réserve d’eau et de nourriture. Et depuis février 2022, après le premier bombardement, ils ont pris l’habitude de porter aux bras et aux jambes des bracelets portant le nom, le prénom et les coordonnées de leurs proches.

 

 

 

            

Un missile russe a frappé un jardin d’enfants à Kyiv le matin du 10 octobre 2022. En quelques heures c’était à nouveau un terrain de jeu.

 

 

C’est la nouvelle réalité dans laquelle les Ukrainiens vivent actuellement, et que le monde entier vivra si la russie n’est pas arrêtée ici et maintenant.

 

Cependant, je ne veux pas vous parler des Ukrainiens civils, ni des millions de femmes et d’enfants qui ont été contraints d’évacuer à l’étranger ou dans d’autres régions d’Ukraine en raison de l’invasion et de la destruction cruelles de ces barbares, mais d’un groupe de personnes qui n’avaient pas prévu d’être en guerre contre qui que ce soit, mais qui ont pris les armes et sont en guerre parce qu’ils ne peuvent s’empêcher de défendre leur pays.

 

Dans une autre vie, lorsqu’ils avaient entre 16 et 18 ans, ces garçons se sont rencontrés lors d’évènements en direct (jeux de rôle). Ils ont commencé par des jeux sur les Hobbits dans la forêt, puis ont continué avec des festivals de reconstitutions historiques majestueuses dans des châteaux médiévaux…

 

Avec le temps, ils ont tous eu des familles et des enfants, et au fil des ans ils ont continué à se retrouver, à faire du camping ou simplement à se rendre visite pendant que leurs enfants jouaient ensemble. Le 24 février, les russes ont envahi le pays et ces amis ont envoyé leurs familles en lieu sûr tandis qu’ils partaient ensemble défendre leur pays.

 

Autrefois ils avaient tous fait semblant de se battre ensemble avec des épées de bois dans la forêt, mais maintenant ils se battaient contre les « moskals »* avec de vraies armes.

(* muskovites en ukrainien).

 

Je veux donc vous en dire plus sur ces sympathiques et très « Braves Gars » dans une sélection de petites anecdotes concernant des gens normaux qui deviennent des gens extraordinaires lorsqu’ils défendent leur terre. Des situations drôles et moins drôles dans lesquelles des personnes réelles restent humaines malgré leur situation.

 

 

Quelques-uns des « Braves Gars »

La moitié des membres du groupe se connaissent et sont amis depuis plus de 20 ans, les autres ont rejoint le groupe après le 24 février : Bear, Hairy, Witcher, Big Panda, Owl, Kitten, Valiko, Mini, Panda, Hasid, Grandfather, Lawyer, Ensign, Foreman, Boris ‘The Blade’, Swift, Kid and others. (voir à la fin leur vidéo officielle).

 

 

Leur histoire commence après la terrible période qui a suivi l’invasion initiale du 24 février 2022. Ce premier épisode se passe près de la ville d’Izyum, dans l’est de l’Ukraine récemment libérée des russes.

 

Septembre 2022 – Après avoir rattrapé les « moskals » qui sont très courageux lorsqu’ils tirent sur des civils mais s’enfuient en perdant leurs armes lorsqu’ils rencontrent des soldats ukrainiens, trois de nos Braves Gars se sont emparés d’un véhicule de troupes blindé abandonné à Izyum. Il était légèrement endommagé mais très spacieux, car bien que les russes aient volé beaucoup de trophées à des civils sans défense, ils ne pouvaient pas les faire rentrer dans tous leurs véhicules.

 

 

 

Un véhicule blindé russe de transport de troupes à 8 roues BTR-90 « libéré » par des soldats ukrainiens 

 

 

Dans le blindé, étrangement, la seule chose qui inquiétait nos héros était qu’il y avait beaucoup d’Ukrainiens dans les parages qui cherchaient également à trouver des « trophées » russes. Notre trio a donc dû passer la nuit dans le blindé pour protéger « sa prise » jusqu’à ce que le reste de son unité arrive afin que personne ne le vole « encore » ! Même les villageois ukrainiens, qui ont tellement le sens de l’économie et des choses simples, aiment eux aussi remorquer les chars dans leurs jardins avec des tracteurs agricoles !

 

Nos héros s’ennuyaient d’attendre, alors ils commencèrent à bricoler le moteur et finalement réussirent à le faire démarrer sans livre d’instructions ni aide d’Internet. Au matin, leur unité arriva et leurs mécaniciens leur dirent que tout allait de travers dans la réparation, et ils recommencèrent à leur façon. Le résultat fut qu’ils réussirent à reconnecter les batteries dans le mauvais sens et qu’elles explosèrent, éclaboussant le pauvre réparateur avec de l’acide tout en ruinant leurs beaux uniformes militaires américains, qui avaient été si gentiment livrés à nos gars par avion, bateau, train, voiture et presque en traîneau à chiens.

 

 

Un véhicule blindé russe de combat remorqué par un fermier ukrainien local

 

 

Alors qu’ils se trouvaient dans la ville nouvellement libérée d’Izyum, nos gars découvrirent qu’ils devaient déminer une station-service qui, comme la plupart de l’ancienne Ukraine occupée, avait été copieusement couverte de mines anti-personnelles par les envahisseurs en retraite. Les « moskals » en fuite n’oublient jamais de disperser des mines partout où ils le peuvent.

 

 

                                         

Les mines légères anti-personnelles soviétiques et russes « papillon » sont interdites par plus de 150 pays. Elles sont dispersées partout par des mortiers, des hélicoptères ou des avions en très grand nombre, où elles glissent vers le sol sans exploser. Beaucoup sont de couleur terne, ce qui les rend invisibles et elles explosent au contact des hommes, des animaux ou des véhicules. Certaines sont de couleur vive et leur forme est particulièrement attrayante pour les jeunes enfants qui les prennent pour des jouets.

 

 

La route autour de la station-service était parsemée de ces mines papillon, il était donc impossible de passer ou de conduire. Nos héros ont donc cherché autour d’eux et trouvé un gros rouleau de chenille en métal provenant d’un char russe détruit. Ils l’ont lancé le long de la route comme une boule de bowling, débarrassant la route des mines pour que les autres puissent passer. Un nouveau jeu inventé : Le « bowling de combat » ukrainien pour ainsi dire.

 

 

 

« Bowling de combat » en direct

 

Après Izyum, ils se dirigèrent vers la prochaine cible stratégique, le centre de ravitaillement russe de Lyman. Le plus jeune de notre unité des Braves Gars, qui était barman dans le civil, trouva un autre tank russe abandonné que les envahisseurs avaient laissé dans la forêt lorsqu’ils avaient fui. Intact et en bon état de marche, avec des armes mais sans carburant, il pensa que le char leur serait utile. Le seul problème était qu’il consommait trop de carburant et qu’il n’y avait aucune chance qu’une unité plus importante de l’armée puisse l’alimenter, ils durent donc le donner aux militaires. « Mais c’est à moi ! Je l’ai pris ! » – s’est presque écrié notre chasseur, en étreignant la chenille du char alors qu’il le remettait aux militaires. Le char a donc été remis mais sans les mitrailleuses. Si les Braves Gars disent qu’il n’y avait pas de mitrailleuses, cela signifie qu’il n’y en avait pas et qu’ils ne les ont pas prises – honnêtement ! (Une bonne mitrailleuse est toujours utile à la maison, surtout à la guerre).

 

 

Principal char russe de combat T80 abandonné

 

 

Pour donner une idée des différences entre les deux forces opposées, un jour en reconnaissance, nos Braves Gars remarquèrent deux « moskals » au milieu d’un champ. Les russes marchaient comme si c’était une promenade de fin de semaine, portant leurs fusils de snipers et chantant presque. C’était tellement étrange que nos héros n’arrivaient pas à y croire et ont d’abord contacté par radio toutes les unités voisines pour savoir si ces soldats étaient réels, car il était difficile de croire à une telle idiotie, même de la part de « moskals ». Mais ils devaient le croire (il semble que ce niveau de non-professionnalisme russe soit assez courant). Nos Braves Gars ont donc gentiment offert aux deux idiots la possibilité de se rendre vu la présence écrasante des Ukrainiens. En réponse, les deux russes décidèrent simplement d’ouvrir le feu et reçurent en retour une volée de 40 fusils avec des résultats évidents.

 

Un russe survécut à une blessure par balle dans l’épaule et une autre dans le dos. Plus tard, en captivité, il déclara qu’il pensait que ses ravisseurs allaient le castrer et nos Braves Gars durent continuellement le rassurer jusqu’à ce qu’il soit emmené à l’hôpital, avec cette réponse simple mais logique : “pourquoi avons-nous besoin de tes couilles ?”. Le monde entier venait de voir dans quelles terribles conditions et dans quelles tortures indicibles certains des défenseurs ukrainiens avaient souffert lorsqu’ils furent finalement libérés de leur captivité.

 

 

                

Avant et après captivité.

Le sergent-chef Mykhailo Dianov de la 36e brigade indépendante de Marine de l’AFU pendant la défense de l’aciérie Azovstal – le dernier bastion de Mariupol.

 

 

Les défenseurs des aciéries d’Azovstal du port de Mariupol, dans le sud-est du pays, sont de célèbres soldats ukrainiens sur lesquels l’attention du monde entier est rivée depuis des semaines, et les « moskals » ont donc dû se retenir d’une certaine manière pour les caméras, mais la majorité des militaires et des civils ukrainiens qui tombent entre les mains des russes n’est pas aussi bien traitée.

Bucha, Irpin et Izyum ont montré au monde entier ce que la russie fait aux civils, et ils traitent tout militaire ukrainien capturé de manière bien pire. Les inquisiteurs médiévaux deviendraient gris d’horreur s’ils savaient à quel point les russes sont barbares. Ainsi, pour le « moskal » capturé dans notre histoire, l’idée qu’il soit castré lui semblait normale. Mais en Ukraine, comme dans le reste du monde civilisé, c’est un comportement inacceptable. Nous sommes des êtres humains, pas des « moskals » et nous soignons tous ceux qui sont blessés et nourrissons tous les prisonniers de guerre qui sont également maintenus dans de bonnes conditions de vie.

 

De façon intéressante des représentants du SBU (Service de sécurité ukrainien) et du HUR MO (Direction principale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien) voulaient tous deux désespérément obtenir des informations de ce prisonnier d’opérations spéciales. L’un de nos « Braves Gars » suggéra qu’ils organisent un combat en règle pour le « moskal », ce qui provoqua une grande hilarité au sein de la compagnie, mais on ne sait pas qui finalement obtint le prisonnier.

 

Pendant ce temps, à Liman, un de nos héros captura un autre véhicule d’infanterie de combat  APC. C’était un bon véhicule, mais nos héros avaient besoin de quelque chose de plus transporteur comme, par exemple, un camion tout-terrain Ural, dont les gars de la Garde nationale ukrainienne venaient de s’emparer. L’échange échoua en raison de l’intervention bureaucratique de « la direction » (dans des bureaux très, très loin). Mais en fin de compte, les soldats de la Garde nationale ne purent pas démarrer le camion et l’abandonnèrent simplement. Comme vous pouvez l’imaginer, nos Braves Gars, à grand renfort de blagues et de jurons, réussirent à faire démarrer l’Ural, mais le pneu était à plat et il n’y avait pas de vérin à vis. L’Ural pèse environ 8 tonnes et la façon dont ils ont changé la roue restera à jamais un secret pour l’unité, mais ils l’ont réparée et elle a roulé – mais pendant seulement 3 kilomètres exactement. Dans l’obscurité, le conducteur heurta une chenille en acier détachée d’un char, l’Ural la heurta, l’écrasa et vola dans le fossé. Pas déçus pour autant, ils trouvèrent un autre Ural et firent un petit échange de pièces !

 

 

Camion Ural 4320 capturé avec le signe V des unités navales russes.

 

 

Il y a des gens très différents dans notre unité des Braves Gars, avec des passés différents dans la vie tranquille. Des barmans, des avocats, des instructeurs de tir, des cinéastes, des hommes d’affaires ordinaires, des forgerons, des programmeurs informatiques… Par exemple, il y a trois frères qui, jusqu’au 24 février, étaient des contrebandiers, et qui, le 25 février, ont chargé leur camion « de travail » de tout ce qu’ils ont pu trouver, des uniformes et de l’équipement aux conserves et aux munitions, et se sont précipités vers l’est pour défendre leur pays.

 

Les Braves Gars ont une blague entre eux selon laquelle ils ne sont pas seulement une unité de combat mais aussi une « entreprise de nettoyage », car dans chaque nouveau lieu de déploiement d’où les russes sont expulsés ils laissent un terrible désordre et nos troupes passent du temps, quand elles le peuvent, à nettoyer après eux. La raison pour laquelle la plupart des soldats « moskals » défèquent là où ils dorment reste totalement obscure et inimaginable pour nous, mais c’est un fait. Je pense qu’il doit y avoir quelque chose d’étrange dans la « mystérieuse âme russe » pour que tellement d’hommes doivent vivre au milieu des ordures, et s’il n’y a pas d’ordures autour, pour qu’ils en fabriquent immédiatement. Donc, arrivés dans des bâtiments récemment libérés, nos gars essaient de trouver les coordonnées des propriétaires ukrainiens légitimes. S’ils sont encore en vie, ils les appellent et leur demandent la permission de rester dans la maison. Dans un monde civilisé, les gens sont généralement éduqués pour demander la permission d’entrer dans la maison de quelqu’un. Enfin, sauf en russie, mais nous parlons du monde civilisé, n’est-ce pas ? Donc, après avoir obtenu la permission, nos Braves Gars nettoient d’abord la maison, réparent ce qu’ils peuvent de ce qui est cassé et, avant de partir, nettoient après eux. Et ils font cela à chaque fois.

 

 

        

La destruction et le pillage des maisons de civils ukrainiens par les troupes russes sont généralisés

 

 

En parlant d’histoires de combat, une fois nos Braves Gars étaient en position avec l’un de nos canons autopropulsés « Spear » et nos héros cherchaient une cible dans la forêt en utilisant un drone de reconnaissance. La caméra du drone montra soudainement une unité de russes avec un AGS (lance-grenades de 30 mm de l’ère soviétique) émergeant ouvertement de la forêt, et commençant lentement à le mettre debout sur la route, prêt à faire feu. Nos Braves Gars furent stupéfaits par une telle impudence et transmirent les coordonnées des « moskals » à une unité voisine de mortiers. Et pendant que nos gars rechargeaient leur SPG, l’unité voisine de mortiers partagea également les coordonnées de la position des russes avec l’artillerie. Donc, comme vous pouvez l’imaginer, la salve fut triple : SPG, mortiers et artillerie. L’unité de mortier « moskal » s’évapora. Littéralement.

 

 

 

Un drone reconfiguré pour larguer des grenades

 

 

Il faut savoir que les drones de l’unité ne sont pas des drones militaires spéciaux, mais des drones ordinaires de loisir (Mavic) que nos Braves Gars modifient de telle sorte qu’ils puissent également larguer des grenades. Et il y a un opérateur de drone très talentueux dans l’unité. Une fois, il vit une UAZ « moskal » (jeep militaire russe) depuis un drone et lâcha une grenade dessus. Les roues de la voiture furent endommagées et les russes se dispersèrent. Notre Brave Gars attendit un moment. Il attendit qu’un « moskal » revienne et remplace les roues de la voiture, puis lâcha une autre grenade. Les roues à nouveau explosèrent. L’opérateur du drone attendit un peu plus longtemps, et lorsque le russe stupide mais très têtu revint pour changer à nouveau les roues, cette fois la grenade fut lancée de telle manière qu’elle toucha à la fois les roues et le « moskal ». Notre Brave Gars n’avait pas le temps de jouer à ce jeu toute la journée !

 

 

 

UAZ – 469, le véhicule utilitaire russe omniprésent, en service depuis 1941

 

 

Dans chaque cité, ville, village que les Braves Gars traversent, ils tentent de sauver les animaux de la faim et la soif. Des chiens attachés dans la cour ou à la clôture et oubliés, ou des chats enfermés dans des maisons et des appartements. Certains de ces animaux sont laissés aux civils ukrainiens libérés, et d’autres errent encore avec l’unité car ils ne veulent pas quitter leurs sauveteurs.

 

 

 

 

     

“La suite” des Braves Gars.

 

L’essentiel dans la vie est de rester humain en toute situation et circonstance. Défendre sa terre, aider les faibles et les blessés, nourrir ceux qui ont faim, et ne certainement pas être un « moskal ».

Kateryna

 

 

Vive l’Ukraine !

 

 

Notes :

1- « moskal » est un nom ukrainien communément utilisé pour désigner les russes – en anglais, il est traduit par « muscovites ».

2- Je tiens à souligner que j’écris délibérément « russie » et « russes » avec un petit « r » et j’insiste sur ce point car il ne peut y avoir de respect pour un pays terroriste.

Kateryna Ziborova, Kyiv, Ukraine – octobre 2022.

 

Vidéo des Braves Gars :

 

FIN

 

AFHG traduction française : Geneviève Monneris

rédacteur et produit : Ian Reed

 

en anglais ici:  https://afheritage.org/a-letter-from-kyiv

 

Cliquez ici pour revenir à la page principale:      https://afheritage.org/afhg-projects-and-activities

 

1 Comment

  1. DOMINIQUE Reynes on October 22, 2022 at 9:54 am

    Merci à K.Ziborova pour ce texte écrit sous les bombes courageusement et avec humour.P
    Il est particulièrement intéressant et vaut la peine d’être diffusé lu et relu.
    Merci à ces “Braves Gars” d’exister,ils me donne le goût de ne pas désespérer de la nature humaines. Elle et eux sont un magnifique encouragement à ne pas baisser les bras dans cette guerre horrible tout en restant des hommes debout,compatissants et courageux .
    Merci de tout mon cœur.D.Reynes

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